Histoire 2018-07-13T10:20:35+00:00

HISTOIRE DE LA TECARTHÉRAPIE

1890

Le médecin, physicien et inventeur français Jacques Arsène d’Arsonval met au point les courants à haute fréquence. Père de la diathermie, il réalise de nombreuses études sur l’électrothérapie et découvre les bienfaits de la perméabilité de la membrane plasmique à partir de 100 kHz jusqu’à 10 MHz.

Années 1920

Les premières électrodes CET (capacitives) et RET (résistives) sont développées par d’Arsonval et quelques autres médecins et inventeurs.

1939

Le professeur William Beaumont, médecin et physicien médical américain, publie un ouvrage sur la diathermie et ses modes d’application CET et RET, fruit de ses expériences à l’aide de plusieurs équipements de physiothérapie à des fréquences comprises entre 300 et 500 kHz.

Années 1950

Le courant à haute fréquence est utilisé pour la première fois en chirurgie à des fins d’électrocautérisation. Le scalpel électronique est employé pour accélérer la cicatrisation, poussant les chirurgiens esthétiques à mettre au point de nouvelles électrodes utilisant cette énergie (ex. MIX multipolaires) et de nouvelles fréquences (1 MHz). On note alors l’arrivée des premières électrodes mobiles.

1985

Les courants à haute fréquence font leur entrée dans le monde de la médecine esthétique grâce aux électrodes multipolaires qui présentent une action sur la peau, avec une fréquence de 1 MHz et une puissance de 100 W.

1995

C’est en Italie qu’est né le courant à haute fréquence TECAR (Transfert Électrique, Capacitif et Résistif) quand des professeurs de médecine ont développé des protocoles de rééducation fonctionnelle à l’aide d’électrodes mobiles non-invasives en se fondant sur les travaux d’Arsonval et Beaumont. Le courant TECAR privilégie l’effet diathermie. Sa fréquence est comprise entre 500 et 650 kHz et sa puissance est de 300 W. N.B. : à ce jour, aucune fréquence n’a été déposée ou brevetée par un fabricant.

1996

L’équipe de chercheurs menée par C. Gabriel réalise une étude sur plusieurs types de tissus biologiques (« Les propriétés diélectriques des tissus biologiques »). Cela lui permet de démontrer la perméabilité des membranes cellulaires pour des fréquences allant de 300 kHz à 1 MHz. L’énergie de la técarthérapie empêche la polarisation membranaire et, de ce fait, facilite les échanges intra- et extracellulaires.

2013

La marque française Winback débarque sur le marché pour répondre à une demande d’équipements plus intuitifs, évolutifs et efficaces. Celle-ci permet d’avoir une cicatrisation ciblée de façon extrêmement précise grâce à des fréquences multiples : 300 kHz, 500 kHz ou 1 MHz. Une nouvelle génération de courants à haute fréquence est née, avec une puissance comprise entre 100 et 130 W.